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La contraction musculaire est à l'origine de tous nos mouvements articulaires. Pour réaliser cette contraction, les fibres musculaires disposent d'une unique source d'énergie : l'adénosine triphosphate, ou ATP. |
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Pour effectuer cette synthèse, notre organisme dispose de trois filières énergétiques (ou métabolismes) différentes : |
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C'est la filière énergétique des efforts brefs et très intenses (sprint, détente verticale). L'ATP est synthétisée à partir de la créatine phosphate stockée dans le muscle. Cette filière ne nécessite pas d'apport d'oxygène (anaérobie) et ne produit pas d'acide lactique (alactique). Les réserves permettent de réaliser un exercice à intensité maximale pendant 10 secondes et sont susceptibles de fournir de l'énergie pendant 30 secondes ; |
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C'est la filière énergétique des efforts intenses et prolongés,
comme le 400 m.
L'ATP est synthétisée à partir des réserves musculaires en glycogène et aboutit à la formation d'acide lactique. La quantité d'ATP synthétisée par ce métabolisme permet de soutenir des efforts intenses pendant une à deux minutes ;
C'est la filière énergétique des sports d'endurance.
L'ATP est synthétisée grâce à l'oxydation des glucides et des lipides stockés dans notre organisme.
Ce métabolisme nécessite donc une consommation d'oxygène. La quantité d'énergie apportée aux muscles est liée à la capacité de l'organisme à consommer de l'oxygène. Les réserves énergétiques de ce métabolisme sont multiples : réserves glucidiques musculaires et hépatiques sous forme de glycogène ; réserves lipidiques musculaires et adipeuses. Ce métabolisme parvient à une fourniture d'énergie maximale après trois minutes d'exercice pour les glucides, et 30 minutes pour les lipides.
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Ces trois filières d'apport énergétique aux muscles ne se succèdent les unes aux autres au cours de l'exercice. La part relative de chaque filière évolue au cours de l'exercice selon l'intensité et l'inertie des différents métabolismes. |
La part relative des glucides et des lipides dépend de l'intensité de l'exercice.
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Les lipides sont prépondérants dans les exercices à faible intensité (inférieure à 60-70 % du VMA, par exemple footing) et les réserves lipidiques de l'organisme sont suffisantes pour prolonger l'exercice pendant plusieurs jours. |
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Pour les exercices plus intenses (supérieurs à 70 % du VMA) la part des glucides devient majoritaire et les réserves glucidiques permettent de soutenir l'effort pendant six à 90 minutes selon l'intensité. |
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Ce qu'il faut retenir pour la pratique de la course à pied : |
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Mathieu DANEL
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